La scénographie

L’exposition Seamen’s Club est présentée au LiFE et bénéficie d’une scénographie conçue spécifiquement.

Seamen's Club, Marc Picavez. Vue de l'exposition

Seamen’s Club, Marc Picavez.
Vue de l’exposition

Le LiFE, alvéole de la base des sous-marins de Saint-Nazaire, présente un volume brut. Afin d’utiliser au mieux et de souligner cet espace en suggérant le monde globalisé et sans frontière du commerce maritime international, les cinq installations de l’exposition retracent le parcours de la vie des marins dans un espace ouvert.
La circulation d’une installation à l’autre est guidée par un marquage au sol rappelant celui que l’on utilise dans les espaces industriels et portuaires et qui a notamment inspiré la mise en scène du film Dogville de Lars von Trier. Des éclairages sur l’économie maritime sont eux aussi reliés au parcours.

Cheminement

Plongée dans la semi-obscurité, l’exposition débute avec Les Sirènes, un couloir d’écrans diffusant des images de visages et des bribes de conversation en langues étrangères, échangées via Internet entre les marins et leurs familles. Au centre de l’espace du LiFE, Le Seamen’s Club est une boîte dont le cloisonnement marque l’opposition entre l’immensité ouverte des quais et la chaleur amicale de ce lieu d’accueil. Cette “boîte” fragile, constituée d’armatures légères et de parois translucides, est éclairée de l’intérieur d’une lumière douce et chaude symbolisant l’idée de refuge et de réconfort qui contraste avec les autres installations. L’installation Escale est un espace construit à l’aide de volumes géométriques multicolores empilés suggérant des conteneurs en attente sur un terminal. Des images de docks et des scènes de manutention portuaire s’enchaînent sur un grand écran, tandis qu’en premier plan, la vie des marins en escale s’égrène. L’installation Sea is my Country – Ship is my Home est largement ouverte pour évoquer l’infini de l’océan : c’est un espace qui semble à la fois calme et mouvant. Des images de mer, des vues prises depuis le pont d’un navire, des scènes d’intérieur, la vie à bord se dessinent sous forme de triptyque. I Sacrifice Myself to See the World for Free boucle le parcours de l’exposition : dans un espace clos défilent dans un rythme crescendo les photos souvenirs prises par les marins, depuis l’école de la marine marchande jusqu’à leurs récents voyages.

Des données brutes qui contextualisent le propos du réalisateur

Des données brutes contrastent avec l’approche sensible et subjective de Marc Picavez. Des éclairages sur l’économie maritime sont apportés : gigantisme de l’économie du transport maritime, principales routes des marchandises, origine des marins de commerce dans le monde…